À l’Alpe d’Huez, la piste de l’altiport rénovée avec les granulats de la carrière d’Auris-en-Oisans
Rénover une piste d’altiport à 1 800 mètres d’altitude impose de prendre en compte des contraintes bien spécifiques : pente, présence d’eau, cycles de gel et de dégel ou encore adhérence des aéronefs. À l’Alpe d’Huez, la rénovation de la piste de l’altiport Henri Giraud a mobilisé pendant six semaines les équipes de Colas France. Pour réaliser les différentes couches de l’infrastructure, le chantier s’est appuyé sur une ressource de proximité : 100 % des granulats utilisés proviennent de la carrière d’Auris-en-Oisans, située à moins de 15 km.
Les matériaux de la carrière d’Auris-en-Oisans au cœur du chantier
Le choix des granulats constitue un élément déterminant dans la réalisation d’une infrastructure soumise à des sollicitations particulières. Pour la rénovation de la piste de l’altiport de l’Alpe d’Huez, les matériaux de la carrière d’Auris-en-Oisans ont été sélectionnés pour répondre aux différents besoins du chantier, du drainage jusqu’aux enrobés.
La carrière exploite un gisement de gneiss granitique, une roche réputée pour sa résistance à l’usure. Ses caractéristiques ont permis de produire les différentes catégories de granulats nécessaires au projet.
La proximité entre le site de production et le chantier constitue également une donnée importante de l’opération. Avec moins de 15 km entre la carrière et l’altiport, l’approvisionnement a pu être organisé à l'échelle du territoire, en lien direct avec les besoins du chantier et son calendrier de réalisation.
Des granulats adaptés aux contraintes d’une piste à 1 800 mètres
Située à 1 800 mètres d’altitude, la piste de l’altiport Henri Giraud mesure 500 mètres et présente une pente de 15,5 %. Ouverte toute l’année et recouverte de neige durant l’hiver, elle est exposée à des conditions qui nécessitent une attention particulière portée à l’eau, au gel et au dégel, mais également à l’adhérence de la surface.
Les travaux réalisés par Colas France ont donc concerné l’ensemble de la piste. Le chantier a notamment compris la reprise du drainage, le rabotage intégral de l’ancien revêtement et la mise en œuvre de nouveaux enrobés adaptés à l’altitude et aux contraintes d’adhérence des aéronefs.
Dans ce contexte, le choix des matériaux de carrière ne répond pas à un besoin unique. Plusieurs types de granulats ont été mobilisés selon leur fonction dans la structure.
Une structure drainante pour faciliter l’évacuation de l’eau
La gestion de l’eau représentait l’un des points techniques du chantier. Un système de drainage a ainsi été mis en place afin de capter les résurgences d’eau présentes au niveau de la piste.
Pour constituer cette structure drainante, des granulats présentant 45 % de vide ont été sélectionnés. Cette configuration permet de favoriser la circulation et l’évacuation de l’eau au sein de la structure.
Ce choix illustre le rôle fonctionnel des granulats dans une infrastructure : leur sélection ne dépend pas uniquement de la nature de la roche, mais aussi de leur destination dans l’ouvrage et des contraintes auxquelles chaque couche doit répondre.
Des gravillons lavés pour la couche d’imprégnation
Une attention spécifique a également été portée à la couche d’imprégnation. Pour cette étape, le chantier a utilisé des gravillons lavés issus de la carrière d’Auris-en-Oisans.
Le lavage des gravillons permet ici de favoriser l’adhérence à l’émulsion. Les matériaux ont ainsi été préparés en fonction de leur usage précis avant leur mise en œuvre par les équipes de Colas.
Du drainage à l’imprégnation, le chantier montre l’importance d’adapter la production et la sélection des granulats aux fonctions attendues dans l’infrastructure.
Un chantier intégrant le réemploi des matériaux
La rénovation de la piste a également permis de mettre en place une logique de réemploi des matériaux issus du rabotage. Plutôt que de considérer l’intégralité de l’ancienne chaussée comme un matériau à évacuer, plusieurs débouchés ont été prévus.
La répartition communiquée pour le chantier est la suivante :
- 30 % des matériaux rabotés ont été réemployés en sous-couche ;
- 20 % ont été réutilisés dans les nouveaux enrobés ;
- 50 % ont été conservés en vue de futurs chantiers.
Cette organisation associe donc l’utilisation de granulats naturels issus de la carrière d’Auris-en-Oisans au réemploi des matériaux déjà présents sur l’infrastructure. Elle permet également de limiter les apports extérieurs et d’organiser les flux entre production, chantier et matériaux issus du rabotage.
Carrière d’Auris-en-Oisans et chantier de l’Alpe d’Huez : une ressource locale pour une infrastructure exigeante
Réalisée en six semaines, la rénovation de l’altiport Henri Giraud met en évidence le lien entre production de granulats et travaux d’infrastructure. Les matériaux provenant de la carrière ont trouvé plusieurs applications sur un même chantier : structure drainante, couche d’imprégnation et fabrication des enrobés.
Cette réalisation illustre aussi l’intérêt d’une carrière implantée à proximité des projets qu’elle approvisionne. Ici, moins de 15 km séparent le gisement du chantier. Cette proximité s’accompagne d’une sélection des matériaux selon chaque usage et d’une organisation du réemploi des produits issus de l’ancienne piste.
Pour les équipes de Nexstone et de Colas, le chantier constitue ainsi un exemple concret de complémentarité entre la production locale de matériaux et leur mise en œuvre sur une infrastructure soumise à des contraintes particulières.
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De la production à la sélection des granulats, Nexstone s’appuie sur la connaissance de ses gisements et des usages des matériaux pour répondre aux besoins des chantiers de travaux publics et d’infrastructures. Une expertise qui permet de proposer des matériaux adaptés aux contraintes de chaque projet.